RAB/BKO | Plan Culturel pour Bruxelles

Le 29 septembre 2009, au Wiels, le RAB et le BKO ont présenté aux acteurs culturels, à la presse et aux autres parties prenantes le Plan culturel pour Bruxelles. A l'initiative de ces deux réseaux, en collaboration avec d'autres réseaux tel le Conseil bruxellois des Musées, et grâce au soutien financier de la Fondation Roi Baudouin, le secteur culturel bruxellois a mené deux ans de réflexions, d'études et de débats, en vue de définir les enjeux et pistes d'action prioritaires pour l'activité artistique et culturelle à Bruxelles.

DIt artikel bestaat ook in het Nederlands. Meer info >>>

Dans ce Plan culturel pour Bruxelles, cent vingt acteurs culturels bruxellois dévoilent des questions, des exigences et surtout des ambitions concrètes formulées pour eux-mêmes, pour le secteur culturel dans son ensemble et pour la ville.
Leurs propositions se déclinent à travers cinq thématiques qui caractérisent Bruxelles dans son développement et son ambition culturelle : 1) la diversité et l'accès à la culture, 2) l'organisation territoriale des activités culturelles, 3) le rôle des artistes dans la ville, 4) la cohérence de la gestion de la culture et de la promotion de celle-ci, 5) le rayonnement culturel d'une capitale.

Dans chacune de ces thématiques, les propositions s'échelonnent sur trois niveaux. Certaines peuvent être mises en œuvre par chaque acteur culturel. D'autres requièrent, avec l'aide du BKO et du RAB, une action concertée au sein du secteur culturel. Enfin certaines ne peuvent être mises en œuvre qu'avec l'adhésion et la collaboration d'autres parties prenantes au devenir de la ville : enseignement, tourisme, transports publics, pouvoirs publics,…

Les 34 propositions formulées dans le plan illustrent la vision d'une ville qui s'écrit en quatre dimensions : l'accueil de l'autre, le lien entre ses habitants, le débat autour du projet qui la fonde, et les réseaux qu'elle tisse ou dans lesquels elle s'inscrit.

Elles traduisent la conviction d'une « culture en devenir », refusant le mythe d'une identité fixée ou recherchée, à laquelle adhérer ou dans laquelle se fondre. Les auteurs de ce plan veulent dépasser les questions d'appartenance pour promouvoir l'idée d'un creuset, terreau et terrain de la créativité, à la volonté délibérément interculturelle dans les pratiques. Ils défendent l'idée que la culture fait partie intégrante de la réalité urbaine et de sa construction, agissant à deux niveaux indissociables. Elle est d'abord un vecteur d'émancipation sociale et doit donc se trouver constamment au cœur de la vie citoyenne, être proche de chacun des Bruxellois, toutes origines confondues. Mais elle est aussi un puissant vecteur de rayonnement national et international de la ville et participe largement au développement de son image et de son identité à l'étranger. Au même titre que d'autres secteurs, les arts et la culture devraient ainsi occuper une place centrale dans l'expression des ambitions de Bruxelles.

Véritable exercice de démocratie, ce Plan culturel pour Bruxelles est le résultat d'une expérience inédite. Dépassant les clivages de langue, de discipline, de territoire, de taille, oubliant la défense de leurs intérêts particuliers, les auteurs du plan tentent de définir les actions prioritaires pour la culture à Bruxelles dans la mise en œuvre desquelles ils s'engagent à s'impliquer aux côtés des autres parties prenantes.

Loin d'être un aboutissement, ce plan culturel est une invitation à l'action. L'objectif des auteurs du plan est de forger un consensus parmi les acteurs culturels et les autres parties prenantes sur le caractère prioritaire de quelques-unes de ces propositions, en vue de lancer ces chantiers et de mobiliser les énergies de tous dans la réalisation de ceux-ci.